Les troubles du comportement alimentaire

« Ce n’est pas la boulimie qui empêche de vivre, c’est parce qu’on ne vit pas qu’on fait des boulimies ». Catherine Hervais « Les Toxicos de la bouffe »

 

Les troubles du comportement alimentaire (TCA) sont des conduites de restriction alimentaire obsessionnelle et des conduites de compulsions caractérisées par l’obsession du poids et de la nourriture. La boulimie est le plus fréquent des troubles du comportement alimentaire. C’est une addiction parfois qualifiée de toxicomanie sans drogue.

 

La boulimie est un symptôme, un passage à l’acte qui tient lieu de langage. Les boulimiques doivent réinvestir le langage, retrouver les mots justes et apprendre à exprimer ce qu’elles ressentent sans peur d’être rejetées.

Au cœur de cette pathologie on trouve toujours un problème identitaire. Les boulimiques sont des personnalités dépendantes, habitées par un énorme mal être, de profondes angoisses, des sentiments d’incomplétude et de dévalorisation qui les mènent vers une quête incessante de perfection qui les coupent de tout intérêt personnel et de toute envie de relation.

 

La relation à l’autre n’est pas une vraie relation. Les boulimiques n’ont pas la moindre perception de ce que peut être le monde de l’autre… Elles ont besoin d’apprendre qui se cache derrière leur « faux self », de ressentir leurs propres besoins, puis d’expérimenter grâce à la thérapie une relation authentique.
La clé du problème c’est de se mettre à exister, de savoir qui on est et ce qu’on veut, de se poser en tant que sujet !

 

Dans la thérapie on ne touche pas au symptôme, on ne cherche pas à le faire disparaître car il a une fonction équilibrante ! La relation thérapeutique est le support central du traitement. C’est une recherche fondée sur le dialogue, l’accueil des affects, la recherche du sens des expériences vécues, l’expérimentation de nouvelles façons d’être et de vivre en relation.

 

J’ai à cœur de me montrer transparente avec mes patients, mon implication ferme mais bienveillante, faite de soutien, de confrontation et d’authenticité dans une « vraie relation réparatrice », est seule porteuse de transformation durable.